Capítulo 13, en Pathologie du pied et de la cheville. Elsevier Masson
Le but du traitment chirurgical des méttatarsalgies d'origine mécanique est de diminuer la pression sous les têtes métatarsiennes en raccourcissant et/ou en élevant les métatarsiens tout en présevant l'intégrité des articulations métatarsophalangiennes.
Afin d'obtenir un équilibre idéal de la formule métatarsienne, et restaurer ainsi la biomécanique de làvantpied [100, 104], des ostéotomies ont été proposées. De la même façon que nous pratiquons les ostéotomies métatarsiennes par des tehcniqies de chirurgie à ciel ouvert et par ostéosynthèse des fragments osseux, telles que décrites par Weil [92], nous pouvons effectuer ces ostéotomies par des incisions mini-invasives. Dans ce cas, nous n'avons pas recours au matériel d'ostéosynthèse. Le retour à la marche es immédiatement permis après l'intervention chirurgicale à l'aide d'une chaussure spéciale à semelle rigide. Las têtes métatarsiennes trouvent leur position fonctionnelle idéale, restaurant ainsi la dsitrbution de la charge le long de l'arche antérieure du pied. [101, 102, 107].Ces techniques ont été utilisées dans les années 1970 par de nombreux podiatres américains [105, 108], spécialistes du pied. Les résultats, incertains et peu reproductifs ont montré un taux de complications élevé conduisant à l'abandon progressif de ces techniques très discutées.
Ce n'est qu'au début des années 1990 que Stephen Isham d´crit des techniques percutanées basées sur des critèresphysiopathologiques solides et une conception soigneusement étudiée. Grâce à de bonnes stratégies chirurgicales [95], les résultats, devenus excellents, laissent présager une résolution fiable et reproductible des pathologies de l'avant-pied.L'evolution de ces techniques mini-invasives a été couplée à l'amélioration évidente des instruments nécessarires à leur réalisation comme les moteurs, les fraises et les systèmes de contrôle radiologique (figure 13.32).
Ces techniques ont été introduites, appliquées et modifiées en Europe par De Prado [97,98] qui, grâce à ses relation et son influence sur d'autres chirurgiens français comme De la Vigne, Laffenêtre et Guillo, a créé des groupes d'etude tel le GRECMIP qui contribuent à la diffusion et l'apprentissage de ces techniques [93, 94].
Ainsi, la chirurgue percutanée du pied a été instroduite dans notre arsenal thérapeutique d'une manière progressive et de plus en plus efficace.